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L'actualité politique





Baromêtre politique Tns-Sofres du mois de Fevrier

Découvrez le baromêtre politique Tns-Sofres pour le Figaro Magazine du mois de Février. Enquête réalisée les 23 et 24 janvier 2008 pour le Figaro-Magazine auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

La popularité des politiques

En Hausse

En Baisse


Olivier Besancenot
39 (+3)

Ségolène Royal
42 (-5)


La popularité de l'exécutif

41%

des français font confiance à Nicolas Sarkozy

43%

des français font confiance à François Fillon


La popularité des partis

25%

des français ont une très bonne ou plutôt bonne opinion de ce parti

41%

des français ont une très bonne ou plutôt bonne opinion de ce parti

47%

des français ont une très bonne ou plutôt bonne opinion de ce parti

39%

des français ont une très bonne ou plutôt bonne opinion de ce parti

16%

des français ont une très bonne ou plutôt bonne opinion de ce parti

37%

des français ont une très bonne ou plutôt bonne opinion de ce parti

9%

des français ont une très bonne ou plutôt bonne opinion de ce parti

=> Voir l'enquête en intégralité


La méthode Sarkozy en question

Le mois qui commence devrait être crucial pour Nicolas Sarkozy. De sa tournure devrait découler la tonalité de la suite du mandat. Bien loin de l’état de grâce passé beaucoup de Français, même dans le camp du Président, doutent. Nicolas Sarkozy sera-t-il le Président de l’affrontement permanent, des conflits sociaux ou sera-t-il l’homme des réformes réussies ?
De ministre agité, Nicolas Sarkozy s’est mué en président pyromane, multipliant les départs de feu. Vielle technique agricole destinée à préparer les terres, la pratique de l’écobuage, parce qu’elle est liée à de nombreux facteurs extérieurs qui échappent à toute maîtrise est particulièrement risquée. Nicolas Sarkozy n’en a cure. Dans son amour du risque et de la culture américaine il est persuadé que toutes les histoires finissent bien et que la volonté seule permet de surmonter toutes les difficultés.
En avril dernier, à la demande de la revue Philosophie magazine Michel Onfray avait accepté de rencontrer le candidat d’àlors à l’élection présidentielle, pour le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de l’esprit ou sa relation à la philosophie. Sur son blog, le philosophe engagé à gauche décrivait sa rencontre avec le futur président. “…Pas d’échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l’affirmation d’autant plus massive de sa subjectivité qu’elle est fragile, incertaine, à conquérir encore.”
Invité de France Inter le 1er novembre, le philosophe est revenu avec des mots très durs sur celui qui entre temps a accédé à la magistrature suprême, ne voyant dans l’hyperprésidence qu’un “volontarisme d’excité”. ” On est dans le performatif. Parce qu’on dit les choses, on pense qu’elles sont faites, alors qu’on ne change rien.” “Il ne fait qu’accélérer le mouvement de la libéralisation”.
Nicolas Sarkozy présente en effet cette particularité de pouvoir faire l’objet d’une double lecture. Un peu comme une bouteille que certains décrivent comme à moitié vide quand les autres la voient à moitié pleine. Pour les membres de sa majorité parlementaire, l’impatience est de mise, la tentation radicale est forte. Il faut aller plus loin, plus vite. A l’inverse pour ceux qui sont l’objet des réformes, la ligne jaune est dèja franchie.
Inquiétude et mécontentement constituent un mélange explosif. Le risque d’une jonction des mouvements sociaux, et donc d’un embrasement général, dans une semaine noire, entre la journée du 13 novembre avec la grève dans les transports et celle des fonctionnaires le 20 novembre, est réel. Croire que les mouvement sociaux ne sont qu’un simple refus à toute réforme serait une erreur. La crise est plus profonde qu’elle ne paraît. Le quotidien Genèvois Le Temps relate dans un article,”Le patron dans la peau de ses ouvriers”, l’histoire révélatrice d’un petit industriel italien de la pâte.
En août dernier, cet entrepreneur a l’idée saugrenue de vouloir vivre dans les mêmes conditions financières que ses employés et s’accorde 1000 euros de salaire ainsi que 1000 euros à sa femme qui travaille avec lui. «Nous avons fait attention à tout mais au bout de vingt jours, plus rien.» Enzo Rossi décide alors d’augmenter d’un coup tous ses employés de 200 euros net mensuels. Ses conclusions sont sans appel : “Les ouvriers doivent être sereins pour être efficaces. S’ils ne savent pas comment boucler leurs fins de mois, ce n’est pas bon pour la productivité.”
HM


Fadela Amara est-elle "une femme libre" ?

Look négligé et vocabulaire des cités, Fadela Amara est un membre du gouvernement qui passe difficilement inaperçu. Invitée de France Inter mardi 9 octobre, la secrétaire d’Etat à la Politique de la ville a jugé “dégueulasse” qu’on “instrumentalise l’immigration”. Celle qui se présente comme une femme libre l’est-elle vraiment, n’est-elle pas elle-même instrumentalisée par Nicolas Sarkozy, la beurette de service, idéal alibi d’une politique immigratoire particulièrement dure qui détourne l’attention des Français de l’actuel enlisement économique ?
Le problème avec les membres du gouvernement, c’est qu’ils ne se posent jamais la question de savoir pourquoi eux, quelles qualités ont dicté leur recrutement dans l’équipe gouvernemental ? Pour quelques un c’est une récompense à une fidélité, une reconnaissance d’une réelle technicité politique. Pour d’autres, la réponse est d’autant moins évidente que leur choix s’inscrit dans la stratégie de l’ouverture.
Si les lauréats savent ce qu’ils vont gagner, les honneurs, la médiatisation, ils préfèrent ignorer ce qu’ils vont perdre. Fadela Amara en est le parfait exemple. Les enfants de l’immigration comptent en leur sein des personnalités brillantes dont l’émergence aurait marqué un véritable signe fort en terme de cohésion nationale. Fadela Amara, quelles que soient ses qualités appartient au passé. Quelle peut être crédibilité d’une secrétaire d’Etat à la Politique de la ville, élue municipale socialiste de Clermont-Ferrand qui en un mandat n’a jamais trouvé le temps de siéger en conseil municipal ?
Son ascension, elle la doit son engagement associatif, à la création de “Ni putes ni soumises”, mouvement couvé par le parti socialiste, dont les agitations ne se sont jamais traduites par des propositions concrètes. C’est donc avec une certaine légitimité que l’on peut douter de l’épaisseur politique de l’intéressée. Fausse rebelle, Fadela Amara semble plutôt victime du syndrome de Stockholm. Otage d’une ouverture sournoise, elle s’est prise d’affection pour ceux qui lui laisse croire quelle est des leurs. Elle peut benoîtement déclarer : “Je le dis aussi en tant que fille d’immigrés : y en a marre qu’on instrumentalise à chaque fois l’immigration, pour des raisons très précises. Je trouve ça dégueulasse!”, dans les faits elle cautionne. De quoi justifier les avalanches de compliments, de fleurs que lui adressent ses collègues du gouvernement.
Du coup c’est désormais à gauche qu’elle tape, oubliant d’où elle vient et ses précédents silences coupables : “Je pense que je n’ai certainement pas de leçons à recevoir en particulier de certains députés de gauche qui étaient là y compris quand ils étaient à un moment donné dans le gouvernement et qu’ils nous ont laissé vivre dans des endroits dégueulasses”.
Politique immigratoire toujours plus dure d’un côté et de l’autre, de son côté, rien. Aucun projet visant à donner du sens à l’intégration, au creuset républicain hormis un “plan zéro glandouille”(belle appellation) pour les banlieues présenté en Conseil des ministres. Ce qui ne l’empêche pas de déclarer en marge d’un déplacement à Ermont, dans le Val-d’Oise, où elle était venue visiter un centre socio-culturel et rencontrer des associations de quartier. “Sur le terrain, je n’ai aucun emmerdement pour travailler avec les élus de tous bords pour que ça change dans les cités”.
Alors, quand elle déclare: “J’ai la possibilité de dire ce que j’ai à dire et, très franchement, le jour vraiment où ce sera trop insupportable, le jour où ce sera trop dur, eh bien je partirai”, beaucoup ne voient là qu’un effet de manches. Laurent Wauquiez a beau observer que la secrétaire d’Etat “n’a pas les codes de la langue de bois politique” et qu’elle”apporte de l’oxygène” au gouvernement, il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que Fadela Amara s’est constitué son code à elle. Parfaite dans son rôle de fausse bonne conscience du gouvernement, elle ouvre un boulevard à son collègue clermontois Brice Hortefeux.
HM



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